Patrimoine

de Goulven

La baie de Goulven

Ce grand espace sauvage compris entre Porsmeur en Plouescat et Kerurus en Plounéour-Trez est le résultat d'un fragile équilibre entre les éléments naturels et l'homme. En effet, il met en présence un milieu marin, un milieu côtier avec ses plages, ses vasières et ses herbus, un marais avec ses eaux saumâtres et ses eaux douces et une digue construite à l'initiative de Louis Rousseau en 1823. Ces différents éléments ont fait de ce site un lieu d'importance internationale pour l'hivernage et la migration des oiseaux d'eau. Ainsi, à l'abri de la digue, l'étang et sa roselière est un refuge précieux pour les canards, poules d'eau, vanneaux, busards et petits passereaux.

 

La construction de la digue longue de 300 mètres a, à l'époque, totalement modifié l'aspect de la baie car elle a permis de gagner sur la mer près de 1000 hectares. Un système de vannes permet de réguler l'écoulement des eaux de la rivière La Flèche par marées basses et de protéger les terres contre les grandes marées.

La baie de Goulven constitue un ensemble naturel remarquable mais fragile. Ainsi un règlement très strict a été mis en place.

Un site Natura 2000

La baie de Goulven s'étend depuis la pointe de Beg ar Scaf à l'ouest jusqu'à Porz Guen à l'est et comprend la grève de Goulven et l'anse de Kernic.

Il s'agit d'une vaste baie très plate, essentiellement sablo-vaseuse, avec quelques îlots rocheux. Des prés-salés encerclent la vasière entre Trégueiller et Penn ar Chleuz, puis dans le fond de l'anse de Kernic. La plage et la dune de Ker Emma relie les deux estuaires.

Cette zone humide est l'une des plus vaste du nord Finistère et elle accueille durant les périodes de migration et durant l'hiver des effectifs très importants de limicoles et de canards.

Dans le fond de l'anse de Goulven, se trouve un étang à marée bordé d'une roselière au-delà de laquelle s'étend une vaste mégaphorbiaie et des prairies humides. Ce complexe sert de halte migratoire au phragmite aquatique durant le passage postnuptial.

 

Représentativité de la baie de Goulven pour l'avifaune

La Baie de Goulven est plus particulièrement représentative pour les espèces suivantes (période de référence :hiver 2004) :

  • 40,7% de l'effectif de pluvier doré hivernant dans les sites littoraux en France et arrive en première position pour l'hivernage de cette espèce en ce qui concerne les sites faisant l'objet de dénombrements réguliers. Il faut cependant nuancer ce pourcentage car une large part des oiseaux qui passent l'hiver dans notre pays stationnent dans de vastes openfield de prairies artificielles et ne sont pas recensés.

  • 9,3% de l'effectif de barge rousse hivernant en France et arrive en quatrième position des plus importants sites français pour l'hivernage de cette espèce,

  • 6,2% de l'effectif de chevalier arlequin hivernant en France

  • 4,6% de l'effectif de bécasseau sanderling hivernant en France

  • 3,9% de l'effectif de grand gravelot hivernant en France,

Au total, la baie de Goulven a une valeur d'importance nationale pour l'hivernage de dix espèces de limicoles. Il s'agit également d'une zone régulière de halte migratoire pour le phragmite aquatique. Quelques individus de spatule blanche passent l'hiver sur le site qui héberge également des oiseaux durant les périodes de migration.

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Barge rousse

La barge rousse est un oiseau limicole qui niche dans la toundra arctique et subarctique. Il effectue de grandes migrations (jusqu'à 11 500 km sans escale) vers les rivages africains, asiatiques ou australiens selon la longitude de son aire de départ. On l'observe sur les vasières en larges bandes, souvent associé à d'autres espèces de limicoles. Il possède un bec long et très pointu, des pattes sombres, un plumage du dessus fortement strié.